L'essentiel. Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés, soit 30 jours ouvrables par an, ce qui correspond à cinq semaines. En jours ouvrés, la même durée s'écrit 25 jours. Notre calculateur de congés payés chiffre vos droits et l'indemnité correspondante.
La règle de base : 2,5 jours par mois travaillé
Le code du travail accorde 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables par an. Douze mois travaillés donnent donc 30 jours, soit cinq semaines complètes.
Un mois incomplet compte s'il correspond à quatre semaines ou à 24 jours de travail. Autrement dit, entrer dans l'entreprise le 3 du mois ne vous fait généralement pas perdre le crédit du mois.
Le résultat est arrondi au nombre entier supérieur lorsque le calcul tombe sur une décimale. Sept mois de présence donnent 17,5 jours, arrondis à 18.
Jours ouvrables ou jours ouvrés : la confusion qui fausse tout
C'est ici que se jouent la plupart des malentendus. Les deux systèmes décrivent exactement la même durée de vacances, mais avec une unité différente.
| Jours ouvrables | Jours ouvrés | |
|---|---|---|
| Définition | Tous les jours sauf le repos hebdomadaire et les fériés, samedi inclus | Jours réellement travaillés, du lundi au vendredi |
| Par semaine | 6 | 5 |
| Droit annuel complet | 30 | 25 |
| Acquisition mensuelle | 2,5 | 2,08 |
Concrètement, si vous posez une semaine complète en décompte ouvrable, on vous retire 6 jours et non 5, samedi compris, même si vous ne travaillez jamais le samedi. C'est parfaitement légal et cela ne vous lèse pas : 30 jours ouvrables et 25 jours ouvrés représentent la même chose, cinq semaines.
Regardez votre bulletin de paie ou votre logiciel de gestion des congés pour savoir dans quelle unité votre entreprise compte. Sans cette information, aucune vérification n'est possible.
Comptez vos jours acquis et votre indemnitéLe calculateur applique la période de référence, déduit les absences non assimilées et compare les deux méthodes de calcul de l'indemnité.La période de référence, ce détail qui change tout
Les congés ne se comptent pas sur l'année civile mais sur une période de référence, traditionnellement du 1er juin au 31 mai, sauf accord d'entreprise fixant une autre période, souvent calée sur l'année civile.
C'est pour cette raison que vos droits semblent parfois repartir de zéro en pleine année : vous venez de changer de période de référence. Les jours acquis sur la période écoulée sont en principe à prendre sur la période suivante.
Une nuance utile : l'employeur peut vous laisser poser des congés par anticipation, avant même de les avoir acquis. Ce n'est pas une obligation de sa part, mais c'est fréquent, notamment pour les nouvelles embauches.
Quelles absences réduisent vos droits, et lesquelles ne les réduisent pas
Certaines périodes non travaillées sont assimilées à du travail effectif et continuent donc à générer des congés payés. D'autres non.
- Assimilées : congés payés eux-mêmes, congé maternité et paternité, accident du travail et maladie professionnelle, formation à l'initiative de l'employeur, contreparties en repos.
- Non assimilées en principe : congé sans solde, congé sabbatique, absence injustifiée, grève.
Le cas de l'arrêt maladie ordinaire a évolué en 2024 : les périodes d'arrêt pour maladie non professionnelle ouvrent désormais droit à des congés payés, dans une limite annuelle. Si vous avez été arrêté récemment, vérifiez que votre compteur en tient compte, car tous les employeurs n'ont pas ajusté leurs pratiques.
Les jours de fractionnement, un bonus discret
Lorsque vous ne prenez pas la totalité de votre congé principal pendant la période estivale, vous pouvez avoir droit à des jours supplémentaires, appelés jours de fractionnement. Selon le nombre de jours reportés hors période, le bonus est de un ou deux jours ouvrables.
Beaucoup de salariés ignorent ce droit, et beaucoup d'employeurs prévoient dans un accord une renonciation explicite. Le sujet mérite d'être vérifié dans votre convention, car il représente une à deux journées de vacances par an. Nous détaillons ce mécanisme dans notre article sur les jours de fractionnement.
Questions fréquentes
Un mois incomplet donne-t-il droit à des congés ?
Oui, dès lors qu'il correspond à quatre semaines ou 24 jours de travail. Une entrée en cours de mois ne fait donc pas perdre le crédit du mois dans la plupart des cas.
Puis-je perdre mes congés si je ne les prends pas ?
En principe les congés non pris à la fin de la période sont perdus, sauf report prévu par accord ou impossibilité de les prendre du fait de l'employeur. En cas de rupture du contrat, ils sont en revanche payés sous forme d'indemnité compensatrice.
Mon employeur peut-il refuser mes dates ?
Il fixe l'ordre des départs et peut refuser ou déplacer des dates pour des raisons de service, en respectant un délai de prévenance. Il ne peut pas vous empêcher de prendre vos congés.
Les jours fériés sont-ils décomptés de mes congés ?
Non. Un jour férié chômé tombant pendant vos congés n'est pas décompté. Une semaine contenant un férié ne consomme donc que 5 jours ouvrables au lieu de 6.