Comment est calculée la pension de retraite en 2026 ?
Le système de retraite francais repose sur deux piliérs : la retraite de base du régime général (geree par la CNAV) et la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO pour les salariés du secteur privé. Le montant de votre pension dépend de trois facteurs principaux : votre salaire de référence, le nombre de trimestrès cotisés, et votre age de départ.
Le salaire annuel moyen (SAM)
Le salaire annuel moyen correspond à la moyenne des 25 meilleures années de salaire brut de votre carrière. Ce sont les salaires soumis à cotisations vieillesse qui sont retenus, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). En 2026, ce plafond est fixé à 47 100 euros par an, soit 3 925 euros par mois.
Chaque année de salaire est revalorisee en fonction de l'inflation pour tenir compte de l'évolution du coût de la vie. Ainsi, un salaire perçu en 1995 sera multiplié par un coefficient de revalorisation avant d'être pris en compte dans le calcul de la moyenne. C'est la CNAV qui publié chaque année les coefficients applicables.
Si vous avez cotisé moins de 25 ans au régime général, toutes vos années de cotisation sont prises en compte dans le calcul de la moyenne.
La formule de calcul de la pension de base
La pension de base du régime général se calculé selon la formule suivante :
Pension annuelle = SAM x taux x (trimestrès cotisés / trimestrès requis)
- SAM : salaire annuel moyen des 25 meilleures années, plafonné au PASS.
- Taux : 50 % au taux plein, ajusté en cas de décote ou surcote.
- Proratisation : le rapport entre vos trimestrès cotisés et les trimestrès requis pour votre génération. Ce rapport est plafonné à 1 (pas de majoration par ce biais).
Taux plein, décote et surcote
Le taux plein de 50 % s'applique si vous reunissez le nombre de trimestrès requis pour votre génération, ou si vous partez a 67 ans (quel que soit votre nombre de trimestres).
Si vous partez avant d'avoir atteint le taux plein, une décote s'applique : le taux est réduit de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres. La décote maximale est donc de 25 %, ce qui ramène le taux à 37,5 % au minimum. Le nombre de trimestrès manquants retenu est le plus petit entre le nombre de trimestrès manquants pour atteindre la durée requise et le nombre de trimestrès restant jusqu'à 67 ans.
A l'inverse, si vous continuez a travailler après avoir atteint le taux plein et au-delà de l'age légal, une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire majore votre pension. Il n'y a pas de plafond pour la surcote.
Exemples concrets de calcul
Prenons un SAM de 33 600 euros par an (soit 2 800 euros bruts mensuels) pour illustrer la formule.
Exemple 1 : taux plein, ne en 1968, 172 trimestrès cotisés
Pension annuelle = 33 600 x 50 % x (172 / 172) = 16 800 euros par an, soit 1 400 euros par mois.
Exemple 2 : décote de 8 trimestres, ne en 1968, 164 trimestrès cotisés
Taux = 50 % - (8 x 1,25 %) = 40 %. Pension annuelle = 33 600 x 40 % x (164 / 172) = 12 812 euros par an, soit 1 068 euros par mois.
Exemple 3 : surcote de 4 trimestres, ne en 1968, 176 trimestrès cotisés
Taux = 50 % + (4 x 1,25 %) = 55 %. Pension annuelle = 33 600 x 55 % x (172 / 172) = 18 480 euros par an, soit 1 540 euros par mois. Le coefficient de proratisation reste plafonné à 1.
La réforme des retraités 2023 : ce qui a change
La réforme des retraités promulguée le 14 avril 2023 a modifié deux paramètrès majeurs : l'age légal de départ et la durée de cotisation requise. Ces changements s'appliquent progressivement selon votre année de naissance.
Le nouvel age légal de départ
L'age légal de départ à la retraite passe progressivement de 62 à 64 ans. Voici le calendrier selon votre année de naissance :
| Année de naissance | Age légal de départ | Date de départ au plus tot |
|---|---|---|
| 1960 ou avant | 62 ans | 2022 ou avant |
| 1961 (01/01 au 31/08) | 62 ans | 2023 |
| 1961 (01/09 au 31/12) | 62 ans et 3 mois | 2023-2024 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 2024-2025 |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 2025-2026 |
| 1964 | 63 ans | 2027 |
| 1965 | 63 ans et 3 mois | 2028 |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 2029-2030 |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 2030-2031 |
| 1968 et apres | 64 ans | 2032 et apres |
La durée de cotisation requise (trimestres)
La réforme 2023 a également accéléré l'augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir le taux plein. Voici le nombre de trimestrès requis selon votre année de naissance :
| Année de naissance | Trimestres requis | Equivalent en années |
|---|---|---|
| Avant 1962 | 168 trimestres | 42 ans |
| 1962 | 169 trimestres | 42 ans et 3 mois |
| 1963 | 170 trimestres | 42 ans et 6 mois |
| 1964 | 168 trimestres | 42 ans |
| 1965 | 169 trimestres | 42 ans et 3 mois |
| 1966 | 170 trimestres | 42 ans et 6 mois |
| 1967 | 171 trimestres | 42 ans et 9 mois |
| 1968 et apres | 172 trimestres | 43 ans |
Pour les générations les plus récentes, la durée de cotisation atteint 43 ans, soit 172 trimestres. Ce paramètre est déterminant car il conditionne l'application du taux plein, de la décote ou de la surcote.
La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO
En plus de la pension de base, les salariés du secteur privé bénéficient d'une retraite complémentaire obligatoire geree par l'AGIRC-ARRCO. Ce régime fonctionne par points : chaque année, vos cotisations sont converties en points, et au moment de la retraite, le total de vos points est multiplié par la valeur du point pour determiner votre pension complémentaire.
Comment fonctionne le système de points ?
Chaque année, vos cotisations de retraite complémentaire (prélevées sur votre salaire brut) sont divisees par le prix d'achat d'un point (19,6321 euros en 2026) pour determiner le nombre de points acquis. Ces points s'accumulent tout au long de votre carrière.
Au moment de la liquidation de votre retraite, le total de vos points est multiplié par la valeur de service du point (1,4159 euros en 2026). Ce calcul donne votre pension complémentaire annuelle brute.
Estimation rapide de la complémentaire
En moyenne, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO représente environ 30 % de la pension de base pour un salarié non-cadre et jusqu'à 50 % pour un cadre ayant cotisé sur des tranches de salaire supérieures au plafond de la Sécurité sociale. Notre simulateur utilisé une estimation de 30 % qui correspond au cas le plus courant.
Pour obtenir une estimation précise de votre complémentaire, consultez votre rélevé individuel de situation (RIS) sur le site info-retraite.fr ou sur votre espace personnel AGIRC-ARRCO.
Retraite anticipee : partir avant l'age légal
Dans certains cas, il est possible de partir à la retraite avant l'age légal de 64 ans. Plusieurs dispositifs permettent un départ anticipe.
Carriere longue
Les salariés ayant commence a travailler très jeunes peuvent bénéficier du dispositif de carrière longue. Après la réforme 2023, les conditions sont les suivantes :
- Debut d'activité avant 16 ans : départ possible a 58 ans, sous reserve d'avoir cotisé la durée requise pour sa génération.
- Debut d'activité avant 18 ans : départ possible a 60 ans.
- Debut d'activité avant 20 ans : départ possible à 62 ans.
- Debut d'activité avant 21 ans : départ possible à 63 ans.
Pour bénéficier de ce dispositif, il faut avoir cotisé au moins 5 trimestrès avant la fin de l'année civile de vos 16, 18, 20 ou 21 ans (4 trimestrès si vous êtes ne au dernier trimestre de l'année).
Handicap
Les travailleurs handicapes ayant un taux d'incapacité permanente d'au moins 50 % peuvent partir à la retraite à partir de 55 ans, à condition de justifier d'une durée minimale de cotisation pendant la période de handicap. L'incapacité doit avoir été reconnue pendant toute la durée d'assurance requise.
Inaptitude et penibilite
Les salariés reconnus inaptes au travail par le médecin conseil de la Sécurité sociale peuvent partir à 62 ans au taux plein, quel que soit leur nombre de trimestrès cotisés. De même, les titulaires d'un compte professionnel de prevention (C2P) peuvent utiliser leurs points pour obtenir des trimestrès supplémentaires et avancer leur départ.
Retraite progressive : réduire son temps de travail avant le départ
La retraite progressive permet aux salariés de réduire leur temps de travail tout en percevant une fraction de leur pension de retraite. C'est une transition en douceur entre l'activité a temps plein et la retraite complete.
Conditions d'éligibilité
- Avoir atteint l'age légal de départ moins 2 ans (soit 62 ans pour les nes à partir de 1968).
- Justifier d'au moins 150 trimestres de cotisation tous régimes confondus.
- Exercer une activité a temps partiel comprise entre 40 % et 80 % d'un temps plein.
Comment ca fonctionne ?
Le salarié en retraite progressive perçoit simultanément une partie de son salaire (proportionnelle a son temps de travail) et une fraction de sa pension de retraite (proportionnelle au temps non travaille). Par exemple, si vous passez à 60 % d'un temps plein, vous percevez 60 % de votre salaire + 40 % de votre pension de retraite.
Pendant cette période, vous continuez à cotiser et à acquérir des droits supplémentaires, ce qui améliore le montant de votre pension définitive au moment du départ total.
Cumul emploi-retraite : continuer a travailler après la retraite
Le cumul emploi-retraite permet aux retraités de reprendre une activité professionnelle tout en conservant leur pension. Depuis la réforme 2023, ce dispositif a été améliore.
Cumul integral
Le cumul integral (sans plafond de revenus) est possible si vous remplissez les conditions suivantes : avoir liquide toutes vos pensions de retraite (base et complémentaire), et avoir atteint soit l'age légal + le taux plein, soit 67 ans.
Cumul plafonné
Si vous ne remplissez pas les conditions du cumul integral, vos revenus d'activité cumules avec votre pension ne doivent pas dépasser le dernier salaire perçu avant la retraite, ou 160 % du SMIC (soit environ 2 827 euros par mois en 2026). En cas de dépassement, votre pension est réduite a due concurrence.
Nouveaute 2023 : création de nouveaux droits
Depuis septembre 2023, les retraités en cumul emploi-retraite integral acquierent de nouveaux droits à la retraite sur leur activité. Ces droits donnent liéu à une seconde pension, liquidée lors de la cessation définitive d'activité. Ce changement rend le cumul emploi-retraite nettement plus attractif qu'auparavant.
Le minimum contributif : un filet de sécurité
Le minimum contributif est un mécanisme qui garantit une pension minimale aux salariés ayant cotisé toute leur carrière mais sur de faibles salaires. En 2026, ce minimum est fixé à 747,57 euros par mois pour une carrière complété au taux plein.
Pour en bénéficier, vous devez remplir deux conditions : avoir atteint le taux plein (soit par la durée de cotisation, soit par l'age de 67 ans) et avoir un total de pensions (base + complémentaire) inférieur à un plafond fixe par décret (environ 1 352 euros par mois en 2026).
Si votre pension de base calculée est inférieure au minimum contributif et que vous remplissez les conditions, elle sera automatiquement portée à ce montant. Si vous n'avez pas cotisé tous les trimestrès requis mais avez atteint le taux plein par l'age, le minimum contributif est proratise en fonction de votre durée de cotisation.
Tableau recapitulatif des pensions selon le salaire et les trimestres
Ce tableau présente une estimation de la pension de base mensuelle au taux plein (50 %) pour différents niveaux de SAM, hors complémentaire AGIRC-ARRCO.
| SAM mensuel | SAM annuel | Pension de base (taux plein) | Avec complémentaire (~30 %) |
|---|---|---|---|
| 1 500 euros | 18 000 euros | 750 euros/mois | 975 euros/mois |
| 2 000 euros | 24 000 euros | 1 000 euros/mois | 1 300 euros/mois |
| 2 500 euros | 30 000 euros | 1 250 euros/mois | 1 625 euros/mois |
| 2 800 euros | 33 600 euros | 1 400 euros/mois | 1 820 euros/mois |
| 3 000 euros | 36 000 euros | 1 500 euros/mois | 1 950 euros/mois |
| 3 500 euros | 42 000 euros | 1 750 euros/mois | 2 275 euros/mois |
| 3 925 euros (PASS) | 47 100 euros | 1 962 euros/mois | 2 551 euros/mois |
Les salaires supérieurs au PASS (3 925 euros par mois en 2026) ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite de base. Cependant, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO tient compte des salaires au-delà de ce plafond, ce qui compense partiellement ce plafonnément pour les cadres et hauts salaires.
Questions frequentes sur la retraite
L'age légal de départ dépend de votre année de naissance. Depuis la réforme 2023, il augmente progressivement de 62 à 64 ans. Les personnes nées à partir de 1968 doivent attendre 64 ans pour partir à la retraite au plus tot. Les personnes nées en 1964 peuvent partir à 63 ans, celles nées en 1962 à 62 ans et 6 mois.
Il existe des exceptions pour les carrières longues (debut d'activité avant 16, 18, 20 ou 21 ans), les travailleurs handicapes (à partir de 55 ans) et les salariés en inaptitude (62 ans au taux plein). Dans tous les cas, le taux plein automatique est garanti a 67 ans, quel que soit le nombre de trimestrès cotisés.
Le nombre de trimestrès requis pour le taux plein varie selon votre année de naissance. Pour les personnes nées à partir de 1968, il faut 172 trimestres, soit 43 ans de cotisation. Pour les générations antérieures, la durée requise est moindre : 171 trimestrès pour les nes en 1967, 170 pour 1966, 169 pour 1965, et ainsi de suite.
Si vous n'atteignez pas ce nombre de trimestrès à l'age légal, vous pouvez soit partir avec une décote (pension réduite), soit continuer a travailler pour compléter vos trimestres, soit attendre 67 ans pour obtenir automatiquement le taux plein.
Le SAM est la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire brut soumises à cotisations vieillesse. Seuls les salaires dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (47 100 euros en 2026) sont retenus. Les salaires sont revalorisés chaque année en fonction de l'inflation.
Si vous avez cotisé moins de 25 ans au régime général, toutes vos années sont prises en compte. Le SAM est un élément central du calcul : une augmentation de 10 % du SAM entraîne mécaniquement une augmentation de 10 % de la pension de base.
La décote est une réduction du taux de la pension appliquée lorsque vous partez à la retraite sans avoir cotisé tous les trimestrès requis. Elle est de 1,25 % par trimestre manquant, avec un maximum de 20 trimestrès (soit une décote maximale de 25 %).
Le nombre de trimestrès manquants retenu est le plus petit entre deux calculs : le nombre de trimestrès qu'il vous manque pour atteindre la durée requise, et le nombre de trimestrès restant entre votre age de départ et 67 ans. Cette règle limite la penalite pour les personnes proches de 67 ans.
Par exemple, si vous partez à 64 ans avec 160 trimestrès au liéu de 172, il vous manque 12 trimestres. Votre taux passe de 50 % a 35 % (50 % - 12 x 1,25 %), soit une pension réduite de 30 %.
La surcote est une majoration de votre pension si vous continuez a travailler après avoir atteint à la fois l'age légal et le nombre de trimestrès requis pour le taux plein. Elle est de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaille au-delà du taux plein.
Contrairement à la décote, la surcote n'a pas de plafond. Chaque année travaillee en plus rapporte 5 % de pension supplémentaire. Par exemple, travailler 2 ans de plus après le taux plein augmente votre pension de 10 %. La surcote s'applique sur le montant de la pension de base, ce qui en fait un levier puissant pour améliorer sa retraite.
Oui, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO est obligatoire pour tous les salariés du secteur privé. Les cotisations sont prélevées automatiquement sur votre salaire brut, avec une part salariale et une part patronale. Le régime fonctionne par points : vos cotisations sont converties en points chaque année, et au moment de la retraite, vos points sont multipliés par la valeur de service du point.
La complémentaire représente en moyenne 30 % de la pension totale pour un non-cadre, et jusqu'à 50 % pour un cadre. Elle est versée mensuellement, en complément de la pension de base. Un coefficient de solidarité (malus de 10 %) peut s'appliquer pendant 3 ans si vous partez des l'atteinte du taux plein sans travailler un an de plus.
Oui, il est possible de racheter jusqu'à 12 trimestres correspondant à des années d'etudes supérieures ou des années incomplêtes (ou vous avez cotisé moins de 4 trimestres). Ce rachat, appele "versement pour la retraite" (VPLR), permet d'améliorer le taux de votre pension ou votre durée d'assurance.
Le coût du rachat dépend de votre age au moment de la demande, de vos revenus et de l'option choisie (rachat de taux seul ou taux + durée). A titre indicatif, un trimestre rachété coûte entre 3 000 et 7 000 euros selon la situation. Les sommes versées sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui réduit le coût réel du rachat.
La retraite progressive permet de réduire votre temps de travail tout en percevant une fraction de votre pension de retraite. Elle est accèssible 2 ans avant l'age légal (62 ans pour les nes à partir de 1968), à condition d'avoir au moins 150 trimestrès de cotisation et de passer a temps partiel (entre 40 % et 80 % d'un temps plein).
Par exemple, en passant à 60 % d'un temps plein, vous percevez 60 % de votre salaire et 40 % de votre pension estimée. Pendant cette période, vous continuez à cotiser et a améliorer vos droits. Au moment du départ définitif, votre pension est recalculée en integrant les trimestrès acquis pendant la retraite progressive.
Depuis la réforme 2023, oui. Les retraités en cumul emploi-retraite integral (ayant le taux plein et ayant liquide toutes leurs pensions) acquierent desormais de nouveaux droits à la retraite sur les revenus de leur activité. Ces droits donnent liéu à une seconde pension, liquidée lors de la cessation définitive d'activité.
Avant cette réforme, les cotisations versées en cumul emploi-retraite étaient a fonds perdus et ne generaient aucun droit supplémentaire. Cette évolution rend le dispositif beaucoup plus incitatif pour les seniors qui souhaitent prolonger leur activité.
Votre rélevé de carrière est disponible en ligne sur info-retraite.fr, le portail commun a tous les régimes de retraite. Connectez-vous avec FranceConnect (identifiants Ameli, impôts ou La Poste) pour acceder à votre rélevé individuel de situation (RIS) qui recapitule l'ensemble de vos droits acquis auprès de tous vos régimes.
Ce document indique pour chaque année de votre carrière le nombre de trimestrès validés, le salaire soumis à cotisation et les points AGIRC-ARRCO acquis. Verifiez attentivement chaque ligne : si des périodes sont manquantes ou erronées, vous pouvez demander une régularisation auprès de votre caisse de retraite. A partir de 55 ans, vous avez droit à un entretien information retraite gratuit pour faire le point sur vos droits.
Le minimum contributif garantit une pension de base d'au moins 747,57 euros par mois en 2026 pour une carrière complété au taux plein. Ce mécanisme protégé les salariés qui ont cotisé toute leur carrière mais sur de faibles salaires (temps partiel, SMIC, etc.).
Pour en bénéficier, vous devez avoir atteint le taux plein et le total de vos pensions (base + complémentaire) ne doit pas dépasser environ 1 352 euros par mois. Si vous n'avez pas cotisé tous les trimestrès requis mais avez atteint le taux plein par l'age (67 ans), le minimum contributif est proratise en fonction de votre durée de cotisation effective.
Oui, les périodes de chômage indemnisé comptent pour la retraite sous forme de trimestrès assimilés. Chaque période de 50 jours d'indemnisation par France Travail valide un trimestre (dans la limite de 4 trimestrès par an). En revanche, ces trimestrès ne generent pas de salaire de référence et n'entrent pas dans le calcul du SAM.
Le chômage non indemnisé est également pris en compte, mais de manière plus limitée : la première période de chômage non indemnisé donne droit à 6 trimestres, les suivantes a 4 trimestrès seulement. Les périodes de maladie, de maternite, de service militaire et d'invalidité sont également validees sous certaines conditions.