Salaire brut annuel par experience
Evolution salariale moyenne sur 5 ans : +15 %
Marche de l'emploi
Repartition des contrats
Repartition H/F : 97 % hommes / 3 % femmes · Age moyen : 38 ans
Regions qui recrutent le plus
Perspectives 2026-2030 : Forte croissance (+20 % d'offres)
Description du métier
L'électricien réalise l'installation, la mise en service, la maintenance et le dépannage des systèmes électriques. Son champ d'intervention couvre les logements (courants faibles et forts, domotique), les bâtiments commerciaux et tertiaires (éclairage, climatisation, sécurité), ainsi que les sites industriels (tableaux électriques haute tension, automates).
On distingue l'électricien du bâtiment, qui intervient sur les installations résidentielles et tertiaires, de l'électricien industriel, spécialisé dans les machines et les systèmes de production automatisés. L'électricien peut exercer comme salarié d'une entreprise de travaux ou à son compte (artisan), souvent sous le statut d'entreprise individuelle ou de SARL.
En 2026, le secteur connaît une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. La transition énergétique (rénovation thermique des bâtiments, installation de panneaux photovoltaïques, bornes IRVE) et la construction neuve maintiennent une forte demande. La Fédération Française du Bâtiment (FFB) estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de postes non pourvus chaque année dans les métiers du BTP.
Missions principales
- Lire et interpréter les plans électriques, schémas unifilaires et carnets de câblage
- Préparer le matériel et les outils nécessaires à l'intervention
- Installer les chemins de câbles, gaines, tableaux électriques et armoires de distribution
- Poser et raccorder les équipements : prises, luminaires, interrupteurs, appareils de chauffage
- Mettre en service les installations et réaliser les tests et mesures de conformité
- Localiser et diagnostiquer les pannes sur les installations existantes
- Effectuer les réparations et les mises aux normes (NF C 15-100 en résidentiel)
- Installer des équipements spécifiques : bornes de recharge IRVE, panneaux photovoltaïques, domotique
- Rédiger les rapports d'intervention et les documents de réception des travaux
- Respecter les consignes de sécurité (habilitations électriques B0, BR, BC, H selon les travaux)
Compétences requises
Compétences techniques
- Lecture de plans et schémas électriques (unifilaire, multifilaire, synoptique)
- Maîtrise des normes électriques (NF C 15-100, NF C 18-510) et habilitations électriques
- Utilisation des appareils de mesure : multimètre, pince ampèremétrique, testeur d'isolement
- Connaissance des équipements courants forts et courants faibles (réseau informatique, alarme, interphonie)
- Compétences en éclairage LED, domotique (KNX, Zigbee) et systèmes photovoltaïques
Soft skills
- Rigueur et respect des normes de sécurité (travaux sous tension, risque électrique)
- Minutie dans l'exécution pour garantir des installations fiables et durables
- Sens du service et communication avec les clients (particuliers ou maîtres d'ouvrage)
- Capacité à travailler seul ou en équipe sur chantier, selon la taille du projet
- Résistance physique (travail debout, positions contraignantes, déplacements quotidiens)
Formation et diplômes
La voie classique passe par les formations professionnelles du CAP au BTS, souvent en alternance.
- CAP Électricien : 2 ans après la 3e, formation de base permettant d'intégrer directement le marché du travail
- Bac Pro Métiers de l'Électricité et de ses Environnements Connectés (MELEC) : 3 ans, référence pour les postes en entreprise de taille moyenne
- BEP Électrotechnique : diplôme intermédiaire du Bac Pro (progressivement remplacé)
- BTS Électrotechnique : Bac+2, orienté vers la conception et la supervision de chantiers ou les postes de technicien en industrie
- BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII) : Bac+3, profils techniciens supérieurs ou chefs de chantier
- Habilitations électriques : obligatoires pour travailler sous tension, obtenues en formation continue (AFPA, organismes certifiés)
- Certifications complémentaires : IRVE (installation de bornes de recharge), QUALIFELEC, mention RGE pour les travaux de rénovation énergétique
Salaire et rémunération
Les salaires des électriciens sont encadrés par la convention collective nationale des ouvriers des travaux publics et la convention collective du BTP (IDCC 1596). Ils progressent avec les niveaux de qualification (Ouvrier Professionnel 1 à 3, Compagnon, Chef d'équipe).
| Profil | Salaire brut annuel | Salaire net mensuel estimé |
|---|---|---|
| Débutant (CAP, 0 à 2 ans) | 22 000 · 25 000 € | 1 440 · 1 640 € |
| Ouvrier qualifié (3 à 6 ans) | 26 000 · 30 000 € | 1 700 · 1 960 € |
| Chef d'équipe (7 ans et plus) | 31 000 · 38 000 € | 2 030 · 2 490 € |
| Chef de chantier / conducteur travaux | 38 000 · 50 000 € | 2 490 · 3 270 € |
| Artisan électricien (indépendant) | 35 000 · 65 000 € | variable après charges |
Les paniers repas, indemnités de déplacement et primes de chantier s'ajoutent au salaire brut et représentent un complément non négligeable (150 à 400 € nets mensuels selon l'employeur et le chantier). La participation et l'intéressement sont courants dans les grandes entreprises du BTP.
Évolution de carrière
- Chef d'équipe : coordination d'une équipe de 2 à 5 électriciens sur chantier
- Chef de chantier : gestion technique et organisationnelle d'un chantier complet
- Conducteur de travaux : pilotage de plusieurs chantiers simultanément (devis, planification, client)
- Technicien de maintenance industrielle : spécialisation sur les installations industrielles, souvent en CDI en usine
- Artisan électricien : création de son entreprise après l'obtention du titre de maîtrise (brevet professionnel ou qualification Qualibat)
- Formateur en CFA ou GRETA : transmission des savoir-faire aux apprentis
Avantages et inconvénients
Points forts
- Marché de l'emploi très dynamique : pénurie de profils qualifiés, chômage quasi inexistant
- Métier concret et varié : pas deux chantiers ne se ressemblent
- Perspectives d'évolution vers l'artisanat avec de bonnes conditions de revenus
- Forte demande liée à la transition énergétique (rénovation, photovoltaïque, IRVE)
- Possibilité de travailler en intérim pour plus de flexibilité et de revenus en début de carrière
Points de vigilance
- Risques professionnels réels : électrisation, chutes de hauteur, troubles musculosquelettiques
- Conditions de travail physiquement exigeantes (positions contraignantes, chaleur en été)
- Déplacements quotidiens sur différents chantiers, parfois loin du domicile
- Salaires de départ modestes par rapport à des métiers du tertiaire nécessitant un niveau d'études équivalent
- Nécessité de se former régulièrement (normes, nouvelles technologies domotique, photovoltaïque)
Questions fréquentes
Faut-il obligatoirement une habilitation électrique pour travailler comme électricien ?
Oui, pour intervenir sur des installations électriques, l'habilitation électrique est obligatoire conformément à la norme NF C 18-510. L'habilitation définit le périmètre d'intervention autorisé : B0 (travaux non électriques au voisinage), BR (dépannage), BC (consignation), H pour la haute tension. Elle est délivrée par l'employeur après une formation spécifique et doit être renouvelée régulièrement.
Quelles sont les primes et indemnités spécifiques au métier d'électricien ?
Les électriciens du BTP bénéficient de plusieurs indemnités conventionnelles : le panier repas (environ 10 à 12 € par jour de travail sur chantier), les petits déplacements (indemnités kilométriques selon la zone) et, pour les grands chantiers impliquant des déplacements importants, les indemnités de grand déplacement (hébergement et repas). Ces éléments ne figurent pas sur le salaire brut mais améliorent significativement le revenu net réel.
Comment devenir artisan électricien ?
Pour s'installer à son compte comme électricien, il faut justifier d'une qualification professionnelle : CAP, BEP, Bac Pro ou titre équivalent dans le domaine électrique. Si vous êtes salarié sans diplôme, 6 années d'expérience dans le métier sont acceptées. L'immatriculation se fait au Répertoire des Métiers (RM). Des certifications comme Qualibat RGE permettent d'accéder aux marchés de la rénovation énergétique et aux aides d'État.