Le barème progressif de l'impôt sur le revenu 2026
Le barème de l'impôt sur le revenu applicable aux revenus perçus en 2025 (déclaration et paiement en 2026) a été revalorisé de 1,8 % par rapport à l'année précédente pour tenir compte de l'inflation. Ce barème est dit "progressif" car le taux d'imposition augmente par paliérs successifs, appelés tranches.
Concrètement, cela signifie que vous ne payez pas le même taux sur l'ensemble de vos revenus. Chaque euro gagné est taxé au taux de la tranche dans laquelle il se situe. Ce mécanisme garantit que les contribuables aux revenus modestes paient proportionnellement moins que les hauts revenus.
| Tranche de revenu (par part) | Taux d'imposition |
|---|---|
| Jusqu'à 11 497 euros | 0 % |
| De 11 497 euros à 29 315 euros | 11 % |
| De 29 315 euros à 83 823 euros | 30 % |
| De 83 823 euros à 180 294 euros | 41 % |
| Au-delà de 180 294 euros | 45 % |
Ce barème s'applique au revenu net imposable par part de quotient familial. Autrement dit, le revenu total du foyer fiscal est d'abord divisé par le nombre de parts avant d'être soumis au barème. L'impôt obtenu est ensuite multiplié par le nombre de parts pour obtenir le montant final.
Exemple de calcul avec le barème 2026
Prenons un célibataire sans enfant (1 part) avec un revenu net imposable de 35 000 euros :
- Tranche 1 (0 à 11 497 euros) : 11 497 x 0 % = 0 euros
- Tranche 2 (11 497 à 29 315 euros) : (29 315 - 11 497) x 11 % = 17 818 x 11 % = 1 960 euros
- Tranche 3 (29 315 à 35 000 euros) : (35 000 - 29 315) x 30 % = 5 685 x 30 % = 1 706 euros
Impôt total : 0 + 1 960 + 1 706 = 3 666 euros, soit un taux moyen d'imposition de 10,5 % et un taux marginal de 30 %.
Le quotient familial : comment il réduit votre impôt
Le quotient familial est le mécanisme central du calcul de l'impôt sur le revenu en France. Il consiste à diviser le revenu imposable du foyer fiscal par un nombre de parts qui dépend de la situation familiale et du nombre de personnes à charge.
Comment déterminer votre nombre de parts
Le nombre de parts se calculé de la manière suivante :
| Situation | Nombre de parts de base |
|---|---|
| Célibataire, divorcé(e) ou veuf(ve) | 1 part |
| Marié(e) ou pacsé(e) (déclaration commune) | 2 parts |
À ces parts de base s'ajoutent des demi-parts ou parts supplémentaires pour les personnes à charge :
- 1er et 2ème enfant : +0,5 part chacun
- 3ème enfant et suivants : +1 part chacun
- Parent isolé : +0,5 part supplémentaire (case T de la déclaration)
- Personne invalide à charge : +0,5 part supplémentaire
Par exemple, un couple marié avec 3 enfants dispose de 2 + 0,5 + 0,5 + 1 = 4 parts. Si leur revenu net imposable est de 80 000 euros, le quotient familial est de 80 000 / 4 = 20 000 euros par part, ce qui placé chaque part dans la tranche à 11 %, contre 30 % si ce même revenu était déclaré par un célibataire sans enfant.
Le plafonnément du quotient familial
Pour éviter que les hauts revenus bénéficient d'un avantage fiscal disproportionné grâce aux enfants à charge, la loi plafonné l'avantage procuré par chaque demi-part supplémentaire. En 2026 (revenus 2025), le plafond est de 1 791 euros par demi-part additionnelle au-delà de la première part (célibataire) ou des deux parts (couple).
Concrètement, si l'économie d'impôt liée à une demi-part enfant dépasse 1 791 euros, l'avantage est ramené à ce plafond. Ce mécanisme concerné principalement les foyers dont le revenu imposable par part dépasse la tranche à 30 %. Les foyers aux revenus moyens ne sont généralement pas touchés par ce plafonnément.
Taux marginal vs taux moyen d'imposition
La confusion entre taux marginal d'imposition (TMI) et taux moyen est l'une des erreurs les plus courantes en matière fiscale. Ces deux taux mesurent des réalités très différentes.
Le taux marginal d'imposition (TMI)
Le TMI est le taux de la dernière tranche dans laquelle se situe votre revenu imposable par part. Il indique le taux auquel sera taxé le prochain euro gagné. Si votre quotient familial est de 35 000 euros, votre TMI est de 30 %, car cette somme se situe dans la tranche 29 315 - 83 823 euros.
Le TMI est particulièrement utile pour évaluer l'impact fiscal d'un revenu supplémentaire (prime, revenus locatifs, heures supplémentaires au-delà de l'exonération) ou l'économie réelle d'une déduction (versement sur un PER, pension alimentaire déductible).
Le taux moyen d'imposition
Le taux moyen est le rapport entre l'impôt total payé et le revenu net imposable. Il est toujours inférieur au TMI car les premières tranches de revenus sont taxées à des taux plus faibles (0 % puis 11 %). Pour un célibataire gagnant 35 000 euros avec un impôt de 3 666 euros, le taux moyen est de 3 666 / 35 000 = 10,5 %, alors que son TMI est de 30 %.
C'est le taux moyen qui reflète la pression fiscale réelle sur l'ensemble de vos revenus. Le taux affiché sur votre avis d'imposition comme "taux du prélèvement à la source" est un taux personnalisé calculé par l'administration fiscale, proche du taux moyen.
| Revenu net imposable (célibataire) | TMI | Impôt annuel | Taux moyen | Impôt mensuel |
|---|---|---|---|---|
| 15 000 euros | 11 % | 385 euros | 2,6 % | 32 euros |
| 20 000 euros | 11 % | 935 euros | 4,7 % | 78 euros |
| 25 000 euros | 11 % | 1 485 euros | 5,9 % | 124 euros |
| 30 000 euros | 30 % | 1 960 euros | 6,5 % | 163 euros |
| 40 000 euros | 30 % | 5 166 euros | 12,9 % | 431 euros |
| 50 000 euros | 30 % | 8 166 euros | 16,3 % | 681 euros |
| 60 000 euros | 30 % | 11 166 euros | 18,6 % | 931 euros |
| 80 000 euros | 30 % | 17 112 euros | 21,4 % | 1 426 euros |
| 100 000 euros | 41 % | 23 745 euros | 23,7 % | 1 979 euros |
| 150 000 euros | 41 % | 44 245 euros | 29,5 % | 3 687 euros |
Le prélèvement à la source : comment ça fonctionne
Depuis janvier 2019, l'impôt sur le revenu est prélevé directement sur votre salaire chaque mois par votre employeur. Ce système, appelé prélèvement à la source (PAS), évite le décalage d'un an entre la perception des revenus et le paiement de l'impôt.
Le taux de prélèvement
L'administration fiscale calculé un taux personnalisé basé sur votre dernière déclaration de revenus. Ce taux est transmis à votre employeur via la DSN (Déclaration sociale nominative). Vous pouvez consulter et modifiér ce taux sur votre espace personnel impôts.gouv.fr.
Trois options de taux sont disponibles :
- Taux personnalisé : calculé sur les revenus du foyer fiscal. C'est l'option par défaut.
- Taux individualisé : pour les couples, chaque conjoint se voit appliquer un taux correspondant à ses propres revenus. L'impôt total du foyer reste identique, seule la répartition mensuelle change.
- Taux neutre (non personnalisé) : un taux fixé par un barème standard, sans tenir compte de la situation familiale. Cette option préserve la confidentialité fiscale vis-à-vis de l'employeur.
Régularisation annuelle
Chaque année, lors de la déclaration de revenus (avril-juin), l'administration compare le total des prélèvements effectués avec l'impôt réellement dû. Si vous avez trop payé, un remboursement est effectué en juillet-août. Si vous n'avez pas assez payé, un complément est prélevé en septembre, en une à quatre mensualités selon le montant.
La décote : une réduction pour les petits contribuables
La décote est un mécanisme de lissage qui réduit l'impôt des contribuables dont le montant brut est modeste. Elle s'applique automatiquement, sans aucune démarché de votre part.
Comment fonctionne la décote en 2026
La décote s'applique lorsque l'impôt brut (avant réductions et crédits d'impôt) est inférieur à :
- 1 929 euros pour un célibataire, divorcé(e) ou veuf(ve)
- 3 191 euros pour un couple soumis à imposition commune
La formule de la décote est la suivante :
- Célibataire : décote = 873 - (impôt brut x 45,25 %)
- Couple : décote = 1 444 - (impôt brut x 45,25 %)
Si le résultat est positif, il est retranché de l'impôt brut. Par exemple, un célibataire dont l'impôt brut est de 1 200 euros bénéficie d'une décote de 873 - (1 200 x 0,4525) = 873 - 543 = 330 euros. Son impôt après décote sera de 1 200 - 330 = 870 euros.
Réductions et crédits d'impôt courants
Au-delà du barème progressif, de nombreux dispositifs permettent de diminuer le montant de votre impôt. Il est important de distinguer les réductions d'impôt (qui diminuent l'impôt dû, sans remboursement si l'impôt est nul) des crédits d'impôt (qui donnent liéu à un remboursement si le crédit dépasse l'impôt dû).
Les principaux crédits d'impôt
- Emploi à domicile : crédit d'impôt de 50 % des dépenses engagées (ménage, garde d'enfants, jardinage, soutien scolaire), dans la limite de 12 000 euros par an majorés de 1 500 euros par enfant à charge.
- Frais de garde d'enfants de moins de 6 ans : crédit d'impôt de 50 % des dépenses, plafonnées à 3 500 euros par enfant, soit un crédit maximal de 1 750 euros par enfant.
- Transition énergétique (MaPrimeRénov') : certains travaux de rénovation énergétique ouvrent droit à des aides cumulables avec d'autrès dispositifs fiscaux selon les cas.
- Dons aux associations : réduction de 66 % du montant des dons (75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté, dans la limite de 1 000 euros), plafonnée à 20 % du revenu imposable.
Les déductions du revenu imposable
- Plan d'épargne retraite (PER) : les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec un plafond de 35 194 euros en 2026. Pour un contribuable au TMI de 30 %, chaque euro versé sur un PER réduit l'impôt de 0,30 euro.
- Pension alimentaire : les pensions versées à un ex-conjoint ou à un enfant majeur sont déductibles dans certaines limites (6 674 euros par enfant majeur en 2026).
- Frais réels : si vos frais professionnels dépassent l'abattement forfaitaire de 10 %, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels (transport, repas, double résidence, formation).
Revenus exonérés d'impôt
Certains revenus sont partiellement ou totalement exonérés d'impôt sur le revenu. Les connaître permet de mieux comprendre ce qui entre réellement dans votre base imposable.
Les heures supplémentaires
Les rémunérations perçues au titre des heures supplémentaires sont exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 euros par an. Cette exonération concerné aussi bien les heures supplémentaires classiques que les heures complémentaires des salariés à temps partiel. Au-delà de ce plafond, les rémunérations excédentaires sont réintégrées dans le revenu imposable.
Autrès revenus exonérés
- Indemnités journalières d'accident du travail : exonérées à 50 %.
- Livret A, LDDS, LEP : les intérêts de ces livrets réglementés sont totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.
- Plus-values immobilières sur la résidence principale : totalement exonérées, sans condition de durée de détention.
- RSA et prime d'activité : non imposables.
- Bourses sur critères sociaux : exonérées pour les étudiants.
- Indemnités de stage : exonérées dans la limite du SMIC annuel pour les étudiants de moins de 26 ans au 1er janvier de l'année d'imposition.
- Salaires des apprentis : exonérés dans la limite du SMIC annuel brut.
Tableau comparatif de l'impôt selon le revenu et la situation familiale
Ce tableau compare l'impôt annuel estimé selon le niveau de revenu net imposable et la situation familiale, en appliquant le barème 2026. Les montants sont arrondis et calculés avant décote et réductions d'impôt.
| Revenu net imposable | Célibataire (1 part) | Couple sans enfant (2 parts) | Couple + 2 enfants (3 parts) | Couple + 3 enfants (4 parts) |
|---|---|---|---|---|
| 20 000 euros | 935 euros | 0 euros | 0 euros | 0 euros |
| 30 000 euros | 2 165 euros | 385 euros | 0 euros | 0 euros |
| 40 000 euros | 5 166 euros | 935 euros | 0 euros | 0 euros |
| 50 000 euros | 8 166 euros | 1 960 euros | 385 euros | 0 euros |
| 60 000 euros | 11 166 euros | 3 666 euros | 935 euros | 0 euros |
| 80 000 euros | 17 112 euros | 8 166 euros | 3 393 euros | 1 485 euros |
| 100 000 euros | 23 745 euros | 12 666 euros | 6 693 euros | 3 666 euros |
| 150 000 euros | 44 245 euros | 23 166 euros | 15 493 euros | 10 166 euros |
Ce tableau illustre clairement l'effet du quotient familial. Plus le nombre de parts est élevé, plus le revenu est "dilué" entre les tranches basses du barème, réduisant significativement l'impôt. Toutefois, au-delà d'un certain niveau de revenu, le plafonnément du quotient familial limite cet avantage.
Questions fréquentes sur l'impôt sur le revenu
La campagne de déclaration des revenus 2025 s'ouvre généralement en avril 2026. La date limite de déclaration en ligne dépend de votre département de résidence :
- Départements 01 à 19 : fin mai 2026
- Départements 20 à 54 : début juin 2026
- Départements 55 à 976 : mi-juin 2026
La déclaration papier, réservée aux contribuables ne disposant pas d'un accès internet ou dans l'incapacité de déclarer en ligne, à une date limite unique, généralement fixée à fin mai. Les dates exactes sont communiquées chaque année par la Direction générale des financés publiques (DGFiP).
Le revenu brut est le total de vos rémunérations avant tout abattement ou déduction. Le revenu net imposable est le montant sur lequel l'impôt est calculé, après déduction des charges (cotisations sociales déductibles) et de l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (ou des frais réels si vous avez opté pour cette option).
Le revenu net imposable figure sur votre dernière fiche de paie de l'année (cumul annuel net imposable) et sur votre avis d'imposition. C'est ce montant qu'il faut renseigner dans le simulateur ci-dessus.
Le quotient familial divise votre revenu net imposable par le nombre de parts de votre foyer fiscal. Le barème progressif est ensuite appliqué à ce quotient (revenu par part), et l'impôt obtenu est multiplié par le nombre de parts.
Ce mécanisme avantage les familles car il permet de "diluer" le revenu dans les tranches basses du barème. Plus le nombre de parts est élevé, plus l'effet de la progressivité est atténué. Cependant, l'avantage procuré par les demi-parts supplémentaires (enfants) est plafonné à 1 791 euros par demi-part en 2026.
Les heures supplémentaires bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 euros par an. Cette mesure concerné les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale du travail (35 heures) ainsi que les heures complémentaires des salariés à temps partiel.
Au-delà du plafond de 7 500 euros, les rémunérations d'heures supplémentaires sont intégrées dans le revenu imposable et soumises au barème progressif. Cette exonération est pré-remplié sur votre déclaration de revenus grâce aux informations transmises par votre employeur.
La décote est une réduction d'impôt automatique destinée aux contribuables modestes. Elle s'applique lorsque l'impôt brut (avant réductions et crédits d'impôt) est inférieur à 1 929 euros pour un célibataire ou 3 191 euros pour un couple.
La formule est : 873 - (impôt brut x 45,25 %) pour un célibataire, 1 444 - (impôt brut x 45,25 %) pour un couple. Si le résultat est positif, il vient en déduction de l'impôt brut. Ce mécanisme crée un lissage progressif pour éviter qu'un contribuable qui commence à payer l'impôt subisse une charge fiscale brutale.
Oui, les versements volontaires sur un Plan d'épargne retraite (PER) sont déductibles du revenu imposable. L'économie d'impôt dépend de votre taux marginal d'imposition : pour un contribuable au TMI de 30 %, chaque 1 000 euros versés sur un PER réduisent l'impôt de 300 euros.
Le plafond de déduction est de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec un minimum de 4 399 euros et un maximum de 35 194 euros en 2026. Les plafonds non utilisés des 3 années précédentes sont reportables. Attention, les sommes déduites à l'entrée seront imposées à la sortie lors de la retraite.
Vous pouvez modifiér votre taux de prélèvement à la source à tout moment depuis votre espace personnel sur impôts.gouv.fr, rubrique "Gérer mon prélèvement à la source". Cette modification est utile en cas de changement de situation (mariage, naissance, variation importante de revenus, départ à la retraite).
Le nouveau taux est transmis à votre employeur sous 1 à 2 mois après la demande. Vous pouvez aussi opter pour le taux individualisé (pour les couples) ou le taux neutre (barème standard sans prise en compte de la situation familiale) si vous souhaitez préserver la confidentialité de votre situation fiscale vis-à-vis de votre employeur.
Non, les intérêts du Livret A, du LDDS (Livret de développement durable et solidaire) et du LEP (Livret d'épargne populaire) sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Ils ne figurent pas sur la déclaration de revenus et n'entrent pas dans le revenu fiscal de référence.
En revanche, les intérêts des autrès placéments (assurance-vie, comptes à terme, PEL ouvert après 2018) sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif si celui-ci est plus avantageux.
Si vos prélèvements à la source ont été supérieurs à l'impôt réellement dû, le remboursement intervient en juillet ou août de l'année suivante, après le traitement de votre déclaration de revenus. Le virement est effectué directement sur le compte bancaire renseigné dans votre espace fiscal.
À l'inverse, si vous devez un complément d'impôt, celui-ci est prélevé en septembre. Si le montant dépasse 300 euros, il est étalé en quatre prélèvements de septembre à décembre. Les acomptes contemporains (revenus fonciers, BIC, BNC) sont ajustés automatiquement en septembre.
Cela dépend de son âge et de sa situation. Un étudiant rattaché au foyer fiscal de ses parents n'a pas à faire de déclaration séparée. Ses revenus (jobs étudiants, stages) sont intégrés dans la déclaration de ses parents, avec une exonération pour les salaires perçus avant 26 ans dans la limite du triple du SMIC mensuel (environ 5 318 euros en 2026).
Un étudiant qui fait sa propre déclaration (détachement du foyer parental) déclare ses revenus normalement. Les indemnités de stage sont exonérées dans la limite du SMIC annuel. Les bourses sur critères sociaux sont non imposables.
Le revenu fiscal de référence (RFR) est un montant calculé par l'administration fiscale à partir de votre revenu net imposable, auquel s'ajoutent certains revenus exonérés d'impôt ou soumis à prélèvement libératoire (plus-values, revenus de l'épargne). Il figure sur la première page de votre avis d'imposition.
Le RFR sert de critère pour l'accès à de nombreux dispositifs : exonération de taxe foncière, attribution de la prime d'activité, éligibilité à la complémentaire santé solidaire (CSS), accès aux tarifs sociaux de l'énergie, bourses scolaires et universitaires. Il est souvent plus élevé que le revenu net imposable car il réintègre des revenus qui ne sont pas soumis au barème progressif.
Les revenus de location meublée non professionnelle (LMNP) se déclarent en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Deux régimes sont possibles :
- Micro-BIC : si vos recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 euros (15 000 euros pour les meublés de tourisme non classés depuis 2024), vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 50 % (ou 71 % pour les meublés de tourisme classés). Seule la moitié de vos loyers est imposée.
- Régime réel : vous déduisez les charges réelles (intérêts d'emprunt, travaux, amortissements du bien et du mobiliér, assurance, taxe foncière). Ce régime est souvent plus avantageux car l'amortissement peut réduire le résultat imposable à zéro pendant plusieurs années.
Les revenus LMNP sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 17,2 %.