Calculateur de prime d'ancienneté : montant selon votre convention collective

La prime d'ancienneté récompense la fidélité du salarié à l'entreprise. Son montant, son mode de calcul et les paliers d'ancienneté varient selon la convention collective applicable. Ce simulateur couvre les principales conventions (métallurgie, BTP, commerce de détail) et calcule votre prime en temps réel.

Calculer ma prime d'ancienneté

Le salaire de base est le salaire hors primes, hors heures supplémentaires.
Taux d'ancienneté applicable
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Montant de la prime mensuelle
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Salaire brut total avec prime
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Palier d'ancienneté Taux Prime mensuelle estimée

La prime d'ancienneté est-elle obligatoire ?

La prime d'ancienneté n'est pas imposée par le Code du travail mais par de nombreuses conventions collectives de branche. Si votre convention la prévoit, elle devient obligatoire pour l'employeur. Son absence constitue une infraction aux dispositions conventionnelles et peut être sanctionnée aux prud'hommes. Si votre convention ne la prévoit pas, l'employeur peut librement décider de l'instaurer par accord d'entreprise ou usage.

Certaines conventions intègrent l'ancienneté dans la classification (coefficient de salaire) plutôt que dans une prime distincte. Dans ce cas, la progression salariale liée à l'ancienneté est automatique à chaque palier, sans qu'une ligne spécifique "prime d'ancienneté" apparaisse sur le bulletin de paie.

Comment l'ancienneté est-elle calculée ?

L'ancienneté se calcule à partir de la date d'entrée dans l'entreprise (date de signature du premier contrat de travail). Les périodes de suspension du contrat (maladie, maternité, congé parental) sont généralement prises en compte pour le calcul de l'ancienneté. Les périodes d'intérim ou de stage préalables à l'embauche peuvent être intégrées si une convention ou un accord le prévoit.

En cas de rupture puis de réembauche dans la même entreprise, l'ancienneté repart de zéro sauf accord contraire. En cas de transfert du contrat (article L1224-1 du Code du travail), l'ancienneté acquise chez le précédent employeur est intégralement conservée.

La prime d'ancienneté entre-t-elle dans le calcul des indemnités de départ ?

La prime d'ancienneté fait partie des éléments de rémunération habituels et entre dans la base de calcul des indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle. Elle est également prise en compte pour le calcul des congés payés (méthode du dixième) et pour le salaire journalier de référence utilisé par France Travail pour le calcul de l'ARE.

Questions fréquentes sur la prime d'ancienneté

La prime d'ancienneté est-elle cumulable avec le 13e mois ?

En principe oui, sauf si votre convention collective ou accord d'entreprise prévoit explicitement que l'un et l'autre ne peuvent pas se cumuler, ou que l'un inclut l'autre. Dans la plupart des cas, prime d'ancienneté et 13e mois sont deux éléments distincts de la rémunération qui s'additionnent. Vérifiez les termes exacts de votre convention.

Mon ancienneté est-elle prise en compte dès le premier jour ?

Non. La prime d'ancienneté n'est due qu'à partir d'un certain seuil d'ancienneté, défini par la convention collective. Dans la plupart des conventions, le premier palier commence à 3 ans d'ancienneté. Avant ce seuil, aucune prime n'est due. La prime apparaît automatiquement sur le bulletin de paie au mois d'anniversaire du franchissement du palier.

La prime d'ancienneté est-elle versée pendant un arrêt maladie ?

La prime d'ancienneté suit le sort du salaire. En cas d'arrêt maladie, si l'employeur maintient le salaire (en complétant les IJSS), la prime d'ancienneté est maintenue proportionnellement. Si le salaire est réduit pendant l'arrêt, la prime peut être réduite dans les mêmes proportions. Les dispositions de votre convention collective peuvent prévoir des règles spécifiques.

Que se passe-t-il si l'employeur ne verse pas la prime d'ancienneté ?

Si la prime est prévue par votre convention collective ou votre contrat, c'est une créance salariale que vous pouvez réclamer. Commencez par un courrier recommandé à votre employeur. En cas de refus, saisissez le conseil de prud'hommes. Le délai de prescription est de 3 ans pour les créances salariales. Vous pouvez réclamer les arriérés sur les 3 dernières années.